PARCOUR D'ADOPTION EN RUSSIE

JIMMY

COMMENT EST VENU L'ENVIE D'ADOPTER

MARS 2002

Il y a plus de treize ans je voulais déja avoir un enfant,le bercer, l'aimer.

Une femme sans enfant c'est une vie sans oxygène.

Malheureusement, entre temps, la vie en a décidé autrement. ma santé engendrant de nombreux séjours hospitaliers pendant ces treizes années ne pouvait pas me permettre d'avoir un enfant et surtout de ne pas lui faire subir mes soucis.

Un enfant a besoin d'une mère biologique ou non, peu importe quelque soit le lien même s'il n'y a pas le lien du sang cela reste une mère.

puis les années ont passé, le travail, la famille, la ritournelle se sont installés avec nos chiens Snoopy et Emy et puis il y avait aussi sébastien cet enfant qui maintenant est devenu un homme et qui a été toute ma vie.

Ma vie a été illuminée par la présence de Sébastien par le biais de toutes ses qualités : sa gentillesse, sa joie, sa reconnaissance. je me suis accrochée à lui mais bien sûr je ne suis pas sa mère, je suis sa tante mais pour moi il a été et restera mon fils plutôt que mon neveu quoique que l'on dise.

Puis l'année dernière, le 24 mars 2002, Je suis allée surveiller un concours dans le cadre de mon travail avec deux collègues Corinne et Annick.

Le soir nous nous sommes abreuvées au café 'Pierre qui mousse" à Nancy et devant notre rafraichissement Corinne nous a raconté l'histoire d'une de ses amie qui venait d'adopter Vérona une petite haïtienne de trois ans. Vu la rapidité à laquelle elle a été chercher sa fille je n'en revenais pas.

Pendant plusieurs jours, je pensais sans cesse à isabelle et vérona et dans la voiture sur la route de Bar-Le-Duc je l'ai raconté à maman qui m'a surpris car elle n'était pas contre. Pas contre pour elle d'être la cinquième fois mamie et pas contre pour moi d'être maman.

Seulement, il manquait l'avis d'une personne, celui de Sébastien qui était depuis deux mois en Nouvelle Calédonie et habitant avec moi je trouvais légitime qu'il ait droit à la parole. l'adoption est une grosse décision, je ne pouvais pas lui annoncer ce projet par téléphone ni par courrier, il fallait attendre son retour.

j'avais 45 ans, je ne pouvais pas laisser passer le temps et je me suis dit ;"pourquoi ne pas commencer les démarches de l'agrément, cela ne m'engage à rien!!!!!"

Et c'est ce que j'ai fait.

Lorsque sébastien est revenu, bien sûr, je lui ai laissé le temps de poser ses sacs et deux jours après, il était assis à la table de la salle-à-manger, je lui ai dit "Qu'est ce que du dirais si je devenais maman, si un enfant arrivait chez nous, dans notre maison ?'.

Il m'a regardé, je lui ai expliqué et il m'a répondu ;'je veux bien mais pas un enfant d'Haïti, un enfant des pays de l'Est puisque nous avons des racines polonaises par mon grand-père et si possible une fille".

Et de là tout a commencé  :

LE GRAND PARCOURS VERS L'ADOPTION 

 

MANON

Tout a commencé au mois d’août 2004. Nous étions en vacances en Crête avec mamie, Jimmy et moi même. Sébastien travaillait et il était resté à Commercy.C’était nos premières vacances avec Jimmy. C’était formidable de regarder cet enfant rempli de joie de vivre, épanoui,  s’ébattre dans la piscine, crier, rire.

Et moi, sur mon transat, à côté de mamie je le contemplais et en voyant mon fils je me suis dit : “Ce serait bien s’il y avait un autre enfant avec lui pour partager ses jeux. Plus je le regardais, plus j’y penser.

Et cela à continuer à me trottinait dans ma tête. En septembre 2004, dans un parc d’attraction, plus exactement à Fraipertuis, Jimmy était avec moi dans un manège. Sébastien derrière nous seul, pas longtemps car la personne responsable du manège a mis à ses côté un petit garçon un peu plus jeune que Jimmy.

Je pensais narguer Jimmy car son Sebastien il ne faut pas y toucher et je voulais un peu le mettre en colère. Je lui ai dit : “regarde Jimmy, Sébastien à un autre petit garçon” Jimmy s’est retourné et m’a répondu : “ce n’est pas grave”. J’ai continué à lui dire “oui mais tu sais il vient ce soir avec nous” Jimmy : “c’est bien, il dormira dans ma chambre, je lui prêterais mes jouets”.

J’étais un peu abasourdie, je ne pensais pas à une telle réaction de sa part. Pas de jalousie, tout content.

Depuis je lui ai demandé maintes fois s’il voulais un petit frère où une petite sœur, à chaque fois il m’a dit “oui” sans problème.

En octobre j’ai fait un courrier au Conseil général de la Meuse, déjà pour faire le suivi de la première année de Jimmy en France et leur faire part de mon  souhait de demander un second agrément.

Anne ARMBRUSTER du Conseil général est venue effectuer le suivi de Jimmy ce même mois et m’a donné un autre rendez-vous pour entamer la procédure d’agrément.

 

 

 ET ME VOILA REPARTIE VERS MON SECOND AGREMENT

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site